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  • Morgane

L’EFT dans l’accompagnement du Trouble Affectif Saisonnier

Mis à jour : mars 23


Nous voici en mars, il fait froid, gris, les nuages nous oppressent, il fait encore nuit lorsqu’on part travailler le matin et il fait déjà nuit lorsqu’on sort du travail le soir, la lumière du jour diminue et c’est à peine si on arrive à en profiter.

Vous la sentez, la tristesse qui s’est installée, le manque d’énergie, la léthargie, l’envie « d’hiberner » jusqu’à l’été ?

Est-ce une situation que vous vivez chaque hiver, qui apparait à l’automne et disparait à l’arrivée du printemps ? Alors, comme beaucoup, peut-être êtes-vous sujet(te) à au Trouble Affectif Saisonnier (en anglais Seasonal Affective Disorder ou SAD).


Le Trouble Affectif Saisonnier est un terme utilisé pour définir des symptômes de dépression qui sont liés au rythme des saisons, et où ces symptômes changent la capacité de la personne à accomplir ses activités quotidiennes. Typiquement, dans ce trouble, les personnes deviennent déprimés en automne et en hiver et pour certains, le mal être est si pénalisant qu’il leur est impossible de continuer à travailler !

Les femmes, surtout celles en âge d’enfanter, semblent beaucoup plus sensible à cette dépression, et plus on s’éloigne de l’équateur, plus grand est le risque de le développer.

Tout comme pour la dépression, les symptômes les plus courants sont entre autres : fatigue et/ou somnolence importantes, difficultés à se concentrer, baisse d’humeur, sentiment de désespoir, perte d’énergie, prise de poids, manque d’initiative, voire la perte d’intérêt en général, réduction de l’enthousiasme vis-à vis des activités qui nous plaisaient auparavant, irritabilité accrue, repli sur soi et donc isolement social…


Il semblerait que cette dépression soit le résultat de notre évolution, de cette diminution générale de l’énergie dépensée en hiver afin de la conserver, un peu comme les animaux qui hibernent. Sauf que l’évolution n’a pas encore rattrapé notre mode de vie qui exige aujourd’hui un niveau d’énergie égal été comme hivers, une productivité constante et un dynamisme à l’épreuve des saisons.


Alors entre la diminution de la luminosité, nos modes de vie exigeants et le temps maussade qui ne nous encourage pas à sortir, notre rythme circadien s’en trouve encore plus perturbé. Et pour les personnes souffrant de TAS, leur production de sérotonine diminue (hormone qui affecte l’humeur, l’appétit et le sommeil et liée à l’apparition de la dépression) tandis que celle de mélatonine s’accroit (hormone qui régule le rythme sommeil/veuille et favorise l’endormissement) et bingo : le TAS s’installe pour quelques mois.


En quoi l’EFT peut-il vous aider dans cette période délicate ?


Je devrais commencer par rappeler que si vous souffrez ou pensez souffrir de TAS, il est impératif de consulter votre médecin traitant afin de réaliser des analyses plus approfondies qui permettront de poser un diagnostic et mettre en place un accompagnement médicamenteux si nécessaire.


Les techniques de libérations émotionnelles, également appelées « tapping », sont des techniques psychocorporelles de déprogrammation des blocages émotionnels et de modifications des schémas énergétiques du corps. Cette discipline mêle le savoir de la médecine ancestrale chinoise aux connaissances occidentales sur la psyché et se concentre sur l’émotion pour supprimer la cause du mal. Voyez l’EFT comme une variante de l’acuponcture, mais sans les aiguilles puisque les méridiens sont stimulés par de légers tapotements du bout des doigts sur certains acupoints déterminés. Ainsi, pour une situation donnée, ici la dépression saisonnière, l'EFT permet de réduire sa charge émotionnelle et les réactions perturbantes qu’elle entraîne et qui affectent la qualité de vie de la personne. Suivant la façon dont la personne vit ce moment, l’EFT pourra entre autres aider à éliminer les peurs, apaiser les angoisses, soulager la colère, les sentiments de honte, de culpabilité, d’incompétence mais également soulager les sensations physiques ressenties et ainsi améliorer l’image de soi qui est si affectée chez les personnes souffrant de dépression.


Dans un premier temps, nous allons verbaliser le plus précisément possible l’état de la personne : les symptômes physiques et les symptômes psychologiques afin de faire ressortir les émotions qui y sont associées, mais également les croyances, limitantes pour certaines, qui se sont développées autour de ces symptômes.


Pour certaines personnes, verbaliser, se donner le droit de laisser sortir le mal-être sera déjà très bénéfique, elles repartiront avec des techniques pour pourvoir « laisser sortir la pression » et ça leur sera suffisant pour affronter seules la saison.

Tandis que d’autres auront envie d’effectuer un travail plus approfondi, notamment lorsqu’elles rejettent cet état de fatigue et que cela créer un conflit avec les injonctions sociétales de productivité, d’efficacité, de performance.


Il faut savoir que rejeter son état requiert de l’énergie, une énergie qui pourrait justement être réorientée afin de servir les besoins de la personne plutôt que de lutter contre un état sur lequel la personne n’est en rien responsable. Et une fois que la personne est apaisée avec son état, qu’elle accepte de « faire avec », sans subir, mais plutôt en l’intégrant comme composante, alors les solutions apparaissent souvent d’elles-mêmes lors de rondes EFT, la personne semble voir des ajustements, des adaptations, des façons de procéder dont elle n’avait pas conscience avant. L’harmonie s’installe alors, c’est également souvent à ce moment que les personnes se rappellent d’elles-même que cette phase n’est que temporaire, se souvenir de ce fait permet alors de « voir la lumière à la sortie du tunnel ».

Mais la plus belle évolution, c’est ensuite la bienveillance qui fait son apparition, et avec elle, cette idée de s’autoriser à ne pas être à son maximum, de prendre ce temps pour se faire du bien, sans se juger, à avancer à son rythme et surtout à s’y autoriser.


L’EFT pourra contribuer à diminuer les symptômes physiques, mais ne peut contrer l’influence des saisons sur le corps. Par contre, comme expliquée, elle peut aider à mieux vivre cette période, à l’accepter et réduire le mal-être associé.


Mais c’est une approche holistique qui garantira les meilleurs améliorations sur votre état, et pour cela il convient de vous pencher sur d’autres aspects de votre mode de vie, voici quelques conseils supplémentaires :


- Profitez le plus possible de la lumière du jour.

- Veillez à manger correctement et sainement pour donner à votre corps tous les nutriments dont il a besoin

- Maintenez une activité physique régulière

- Tâchez de maintenir un horaire de sommeil régulier tant la semaine que le weekend.

- En effet, le fait de se coucher tard perturbe votre « horloge interne » et contribue à votre mal-être.

- Parlez avec vos proches, expliquez-leur votre situation afin qu’ils puissent vous soutenir.


Et rappelez-vous : c’est un état saisonnier, le printemps arrivera bien vite (suivre l’allongement des jours peut être une façon concrète de constater cette évolution)


Enfin, la luminothérapie est souvent citée pour lutter contre les troubles du TAS. Mais attention, il existe des restrictions concernant son utilisation : si vous êtes atteints d’un problème oculaire qui fragilise vos yeux, certains médicaments qui vous rendent photosensible, certains troubles psychologiques, ou encore la prise de millepertuis (St. John's Wort), alors vérifiez avec des professionnels de la santé avant d’investir dans une lampe !


Quelle que soit la méthode que vous choisissez pour vous aider a traverser ce moment difficile, surtout n'oubliez pas : prenez bien soi de vous !

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